Cœur XVIIIe siècle des collections de sculpture, mis en scène dans de vastes salles néoclassiques. S’y dressent le Laocoon, l’Apollon du Belvédère, le Torse du Belvédère et d’autres chefs-d’œuvre gréco-romains qui ont façonné le goût de la Renaissance. Cours et galeries conjuguent contexte archéologique et présentation élégante, faisant du marbre antique une école vivante de la forme et du mythe.
Œuvres de la collection Musée Pio-Clementino
aux Musées du Vatican
#2
Laocoon et ses fils
Un prêtre troyen et ses deux fils se tordent sous l’assaut de serpents marins — un marbre antique qui transforme la douleur et l’avertissement en grand théâtre.
Pierre de touche du drame et de l’anatomie hellénistiques.
#5
Apollon du Belvédère
Un dieu au repos après le tir — équilibré, presque sans poids, idéal. Ce marbre romain a enseigné à des générations ce qu’était la « beauté classique ».
Référence absolue de la beauté masculine classique.
#16
Grand bassin de porphyre provenant de la Domus Aurea de Néron
Un seul bloc de porphyre impérial — pourpre profond, constellé de cristaux pâles — taillé en un vaste bassin. Jadis luxe d’empereurs, il ancre aujourd’hui la Salle ronde, telle un Panthéon.
Le porphyre impérial : la puissance brute faite objet.
#32
Sarcophage de Scipion Barbatus
Un lourd cercueil de tuf pour Lucius Cornelius Scipio Barbatus — homme d’État des débuts et ancêtre de Scipion l’Africain. Son vers latin archaïque grave les vertus romaines dans la pierre : lignée, bravoure et service public, préservés du tombeau familial à Rome.
Pierre angulaire de l’épigraphie latine archaïque et de l’auto-représentation romaine.
#33
Apoxyomène (le Gratteur)
Un athlète retire l’huile de son bras avec un strigile. Cette copie romaine d’après Lysippe montre le nouveau canon, plus élancé — petite tête, longs membres — et une pose qui mord sur notre espace, invitant à tourner autour de la figure plutôt qu’à la regarder de face.
Incarne le canon lysippéen et la vision à 360°.
#34
Dieu-fleuve (l’Arno)
Un géant barbu est allongé, appuyé sur une urne d’où s’écoule une eau éternelle. De telles personnifications faisaient des fleuves des dieux — calmes, lourds, féconds — afin que Rome sculpte son paysage en mythe.
Personnification romaine classique d’une divinité fluviale.
#35
Hermès du Belvédère
Un jeune idéal se tient dans un contrapposto silencieux, un manteau sur un bras, l’autre tenant jadis le bâton d’Hermès. Longtemps appelé « Antinoüs du Belvédère », il devient un modèle d’étude de la grâce et des proportions.
Modèle d’étude durable de la forme idéale du jeune homme.
#36
Persée triomphant (avec la tête de Méduse)
Un héros au sang-froid se tient à l’aise, l’épée levée, brandissant la tête de Méduse. Le marbre poli de Canova ressuscite l’idéal classique — le calme après l’action — pour Rome, au moment où les galeries pontificales se reconstruisent après les pertes napoléoniennes.
Renaissance néoclassique de l’idéal antique.
#37
Statue d’un jaguar
Un grand félin de bronze, lisse, avance à pas feutrés, épaules ramassées et queue enroulée. Les artisans romains saisissent la pause tendue avant le bond — une puissance animale rendue par un modelé sobre, décisif, et une patine sombre, presque vivante.
Belle étude romaine, en bronze, du mouvement animal.
#38
Statue de Méléagre
Le chasseur se repose après la chasse au sanglier de Calydon. Manteau sur un bras, lance jadis en main, chien à ses côtés : une copie romaine d’un type grec célèbre qui fait de la tenue la preuve de l’héroïsme.
Copie romaine conservant un type héroïque grec célèbre.
#39
Ariane endormie
Une dormeuse drapée est étendue, un bras au-dessus de la tête et les chevilles croisées. Longtemps prise pour Cléopâtre, on la lit aujourd’hui comme Ariane abandonnée à Naxos — élégance hellénistique adoucie dans le marbre romain.
Chef-d’œuvre du type féminin couché.
#40
Le Torse du Belvédère (torse d’Hercule)
Un fragment puissant — des muscles vrillés comme des cordes sur un corps assis — devient une bible pour les artistes. Signé Apollonios, le Torse, par sa force et son énergie en spirale, façonne les corps de la Sixtine chez Michel-Ange.
Pierre de touche de l’anatomie de la Renaissance et du Baroque.
#41
Hercule doré (Hercule Mastai)
Un Hercule plus grand que nature resplendit d’or sous la coupole : peau de lion sur le bras, massue au repos, pommes en main. Rare bronze antique doré, il survit comme un chef-d’œuvre d’art impérial — la force polie jusqu’à devenir lumière.
Rare survivance d’un bronze romain doré.
#42
Antinoüs Braschi (statue d’Antinoüs en Dionysos)
Antinoüs, l’aimé d’Hadrien, apparaît en Dionysos : visage juvénile, couronne de lierre, manteau souple. Le portrait se mêle au dieu, le deuil à la beauté — la manière romaine de transformer la perte en culte et en marbre.
Grand type de portrait romain d’Antinoüs.
#43
Sarcophage en porphyre de sainte Hélène
La pierre pourpre des empereurs pour la mère de Constantin : un immense cercueil de porphyre sculpté de scènes de cavalerie. La matière romaine la plus dure et la plus rare change le rang et la mémoire en permanence.
Porphyre impérial au service d’une dynastie chrétienne.
#44
Sarcophage en porphyre de Constantina
La fille de Constantin reçoit un cercueil pourpre animé de pampres et de putti vendangeurs. Motif païen, sens chrétien : vin et vigne glissent vers l’Eucharistie, taillés dans la pierre impériale.
Réemploi paléochrétien d’une iconographie bachique.
#45
Char romain antique à deux chevaux (biga)
Un véhicule de course de l’Antiquité : une biga reconstituée à partir de pièces anciennes, dont l’avant du char, sculpté en relief, luit encore. L’ensemble évoque la vitesse du cirque et le défilé triomphal, au cœur d’une salle de musée.
Évoque la culture romaine du cirque et du triomphe.
#46
Statue d’un guerrier perse (prisonnier perse)
Un « Oriental » captif se tient debout, vêtu d’un costume exotique — bonnet phrygien, pantalon à motifs, lourd manteau. L’art romain figure souvent l’ennemi étranger pour signifier la victoire ; ici, l’humeur est retenue, l’anatomie idéalisée, le message sans équivoque : l’empire apprivoise le monde.
Image romaine classique de l’étranger vaincu.
#134
Statue de Vénus Felix (Vénus avec Cupidon)
Beauté idéale romaine : une Vénus posée avec son petit compagnon Cupidon – grâce, poli et calme de temple.
Adaptation romaine des idéaux grecs d'Aphrodite pour le culte domestique et le culte de temple.
#149
Escalier de Bramante (rampe hélicoïdale d'origine)
Une rampe à double hélice pour hommes et mulets – l'élégance de la Renaissance construite pour la circulation.
Icône de l'ingénierie de la Renaissance : une rampe à double hélice utilisable et processionnelle.
#245
Le Discobole (lanceur de disque)
Un athlète ramassé se fige avant le lâcher – copie romaine en marbre de l'icône grecque de Myron, entre mouvement et mesure.
Image canonique de la beauté athlétique classique, connue dans le monde entier.Offres de dernière minute
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