Liste des œuvres
Découvrez l’intégralité de la collection d’œuvres des Musées du Vatican. Utilisez nos filtres pour explorer par artiste, collection, période ou type d’œuvre. Des chefs-d’œuvre de la Renaissance aux sculptures antiques, trouvez les œuvres qui vous inspirent.
#1
La Création d’Adam (voûte de la chapelle Sixtine)
Dieu et Adam se tendent l’un vers l’autre à travers un souffle d’air ; Michel‑Ange fige la création à l’instant d’avant le contact — le potentiel humain prêt à s’embraser sur la voûte de la chapelle Sixtine.
Définit la vision renaissante du corps et de la dignité.
#2
Laocoon et ses fils
Un prêtre troyen et ses deux fils se tordent sous l’assaut de serpents marins — un marbre antique qui transforme la douleur et l’avertissement en grand théâtre.
Pierre de touche du drame et de l’anatomie hellénistiques.
#3
L’École d’Athènes
Raphaël rassemble les esprits de l’Antiquité sous un même toit peint — Platon et Aristote avancent au centre ; la philosophie devient une grande scène.
Condense l’humanisme de la Renaissance en une seule image.
#4
Le Jugement dernier
Un vortex de corps tourbillonne autour d’un Christ sévère ; Michel‑Ange transforme le dernier jugement en anatomie brute, terreur et espérance sur le mur d’autel de la chapelle Sixtine.
Définit l’ampleur et la puissance de l’art de la Contre‑Réforme.
#5
Apollon du Belvédère
Un dieu au repos après le tir — équilibré, presque sans poids, idéal. Ce marbre romain a enseigné à des générations ce qu’était la « beauté classique ».
Référence absolue de la beauté masculine classique.
#6
La Transfiguration
Deux scènes, une seule toile : le Christ resplendit sur le mont tandis qu’en bas les apôtres peinent à guérir un garçon. L’ultime chef-d’œuvre de Raphaël unit vision et nécessité.
Le dernier et le plus complexe retable de Raphaël.
#7
Saint Jérôme dans le désert
Un Jérôme décharné s’agenouille parmi des rochers taillés au couteau, se frappant la poitrine d’une pierre ; Léonard laisse l’œuvre à vif, et la pensée comme le dessin préparatoire transparaissent.
Rare panneau de dévotion par Léonard.
#8
La Déposition (Mise au tombeau du Christ)
Caravage abaisse le Christ sur une dalle de marbre qui semble jaillir dans notre espace. Le chagrin et le poids rencontrent une lumière crue ; les mains peinent, l’étoffe glisse, les corps penchent. La diagonale unit autel et tombeau, faisant de la dévotion un drame et rapprochant douloureusement le sacré.
Définit le naturalisme baroque et le clair-obscur.
#9
La Dispute du Saint-Sacrement
Le ciel et la terre se rassemblent autour de l’Eucharistie. En bas, saints et savants font face à un ostensoir radiant ; en haut, la Trinité couronne un arc d’or. Raphaël transforme la théologie en vision partagée, faite de lumière et d’ordre.
Pierre angulaire du programme de la Segnatura de Raphaël.
#10
La Sibylle de Libye
En se tournant pour soulever un livre massif, la Sibylle de Libye révèle le paradoxe favori de Michel-Ange : une prophétesse bâtie sur un modèle masculin, des muscles vibrants sous des draperies orange et turquoise.
Étude suprême de l’anatomie en rotation.
#11
La Sibylle de Delphes
Une jeune prophétesse se tourne pour écouter, les lèvres entrouvertes, tandis que son turban frissonne dans une brise invisible. Michel-Ange rend l’attention physique — tenue, couleur et muscles aussi solides que la pierre, suspendus à l’instant d’avant la parole.
Exemple magistral d’anatomie en rotation et en équilibre.
#12
La Pêche miraculeuse (tapisserie)
Le Christ guide la prise de Pierre tandis que les filets débordent de poissons. Le dessin de Raphaël, tissé à Bruxelles, transforme vent, eau et foi en fils chatoyants pour la pompe pontificale.
Diffuse le langage de Raphaël à travers l’Europe grâce à la tapisserie.
#13
Le Martyre de saint Érasme
Sous une architecture sereine, l’horreur tourne au cabestan : des bourreaux actionnent le treuil tandis que le saint endure. L’ordre et la raison de Poussin encadrent une souffrance à vif.
Ancre le classicisme romain de Poussin.
#14
La Madone de Foligno
La Vierge et l’Enfant flottent sur un nuage tandis qu’en bas un donateur agenouillé rend grâce — un globe de feu frappe une ville au loin. Raphaël transforme un vœu privé en une dévotion publique, sereine.
Modèle de sacra conversazione de la Haute Renaissance.
#15
La Tentation du Christ
Trois épreuves en une fresque : le diable tente le Christ au désert, sur le Temple et au sommet d’une montagne, tandis qu’au premier plan un lépreux guéri offre son action de grâce. Botticelli transforme la doctrine en théâtre clair et gracieux.
Pierre angulaire du cycle de la Sixtine antérieur à Michel-Ange.
#16
Grand bassin de porphyre provenant de la Domus Aurea de Néron
Un seul bloc de porphyre impérial — pourpre profond, constellé de cristaux pâles — taillé en un vaste bassin. Jadis luxe d’empereurs, il ancre aujourd’hui la Salle ronde, telle un Panthéon.
Le porphyre impérial : la puissance brute faite objet.
#17
Statue d’Auguste de Prima Porta
Auguste avance pour haranguer ses troupes ; la cuirasse proclame une victoire sans effusion de sang, tandis qu’un minuscule Cupidon sur un dauphin renvoie à Vénus et à la puissance maritime. Politique, lignée et tenue en une seule image.
Modèle fondateur du portrait impérial romain.
#18
Sphère dans une sphère (Sfera con Sfera)
Un globe parfait s’entrouvre, révélant un monde intérieur fracturé de dents et d’engrenages. Le bronze de Pomodoro reflète ciel et visiteurs, suggérant des systèmes — cosmiques et humains — sous tension.
Repère moderne qui relie l’Antiquité à aujourd’hui.
#19
Résurrection du Christ (tapisserie de la Salle Sobieski)
Le Christ jaillit du tombeau, bannière levée, tandis que les soldats vacillent. La diagonale explosive de Rubens devient éclat et texture en soie et laine pour le faste pontifical.
L’énergie baroque transformée par le tissage de la tapisserie.
#20
Vierge à l’Enfant en gloire avec des saints
La Vierge et l’Enfant s’élèvent dans une chaude lumière vénitienne tandis que les saints se rassemblent au-dessous. Le Titien relie ciel et terre par la couleur, le regard et un silence qui ressemble à un souffle.
Le colorito vénitien à pleine maturité.
#21
Le Châtiment de Coré (Révolte de Coré)
Botticelli condense Nombres 16 en un seul théâtre limpide : des rebelles contestent le sacerdoce ; la terre s’ouvre et les engloutit ; l’encens monte devant le sanctuaire. Une architecture à la romaine souligne une leçon tranquille — l’autorité, justement détenue, protège le peuple.
Panneau clé du cycle de la Sixtine antérieur à Michel-Ange.
#22
Le Jugement dernier
Un fond d’or s’embrase tandis que le Christ, dans une mandorle, revient juger. Les anges sonnent la trompette ; Michel pèse les âmes ; les bienheureux s’élèvent, les damnés chutent. La clarté du Moyen Âge tardif rencontre la stupeur sacrée.
Modèle de l’iconographie du Jugement dernier à la fin du Moyen Âge.
#23
Triptyque Stefaneschi
Un retable recto-verso pour l’ancienne basilique Saint-Pierre : saint Pierre en trône reçoit un donateur agenouillé ; au revers, les martyres de Pierre et de Paul. Giotto fait de la doctrine une affaire de poids, d’espace et de présence humaine.
La solidité de Giotto ancre les retables du premier Trecento.
#24
Ange jouant du luth
Un ange en raccourci bascule dans l’espace, ses boucles accrochant la lumière tandis que les doigts frôlent les cordes. La perspective aérienne de Melozzo rend la musique visible et légère.
Leçon précoce de raccourci vu d’en bas.
#25
Sixte IV nomme Bartolomeo Platina préfet de la Bibliothèque vaticane
Un pape en trône, des courtisans de part et d’autre, un érudit agenouillé qui désigne une inscription. La perspective froide de Melozzo et ses portraits inaugurent l’histoire de la Bibliothèque vaticane.
Image fondatrice de la Bibliothèque vaticane.
#26
Pietà
La Pietà de Crivelli brille comme une icône sertie : la Vierge soutient le Christ sur un fond d’or poinçonné, aux contours tranchants et aux bleus froids qui accentuent sa pâleur. Dorures en relief et trait précis transforment le deuil en préciosité — une dévotion gothique tardive affûtée jusqu’au silence, faite pour la prière de près.
Mélange caractéristique du gothique tardif et des débuts de la Renaissance.
#27
Vierge à l’Enfant avec les saints Laurent, Louis de Toulouse, Herculan et Constance
Une Madone paisible rassemble les saints de Pérouse sous un ciel ouvert. La lumière douce de Pérugin, les poses mesurées et le paysage serein transforment la prière en harmonie ; les regards se croisent en douceur, les mains s’accordent, et l’espace respire entre les figures — l’équilibre ombrien qui façonne les débuts de Raphaël.
Prototype de l’harmonie ombrienne qui influence Raphaël.
#28
L’Adoration des Mages
L’Adoration de Vasari rassemble couleurs et mouvement autour de l’Enfant Jésus. Des figures élancées traversent des ruines antiques ; les draperies s’enroulent, les mains s’interpellent, et les diagonales orchestrent une approche de cour. L’élégance maniériste transforme la dévotion en spectacle, peinte par celui qui a raconté l’histoire de l’art de la Renaissance.
Rare exemple vatican du maniérisme de Vasari.
#29
La Madone des Cerises
Marie soutient l’Enfant qui offre une poignée de cerises — douces et rouges comme l’amour. La couleur tendre de Barocci, ses contours vaporeux et la spirale douce des regards rendent la doctrine domestique : une pièce tiède de lumière où l’émotion guide et la foi suit.
Étape décisive vers la tendresse et la couleur baroques.
#30
Observations astronomiques
Sous un ciel froid, des observateurs pointent de longs télescopes tandis que les planètes brillent en minuscules disques. Creti peint l’astronomie avec une précision calme, transformant la science en persuasion pour un pape — pinceau et lentille unis pour défendre la valeur du regard attentif.
Plaidoyer visuel précoce en faveur de l’astronomie.
#31
Adam et Ève dans le jardin d’Éden
Un paradis foisonne de vie : grands félins, cerfs, singes et oiseaux éclatants envahissent une clairière luxuriante tandis qu’Adam et Ève s’avancent vers le fruit fatal. Peter peint fourrures et plumages avec un soin quasi scientifique, faisant de la Genèse une vaste page lumineuse d’histoire naturelle.
Unit le récit biblique à la précision de l’histoire naturelle.
#32
Sarcophage de Scipion Barbatus
Un lourd cercueil de tuf pour Lucius Cornelius Scipio Barbatus — homme d’État des débuts et ancêtre de Scipion l’Africain. Son vers latin archaïque grave les vertus romaines dans la pierre : lignée, bravoure et service public, préservés du tombeau familial à Rome.
Pierre angulaire de l’épigraphie latine archaïque et de l’auto-représentation romaine.
#33
Apoxyomène (le Gratteur)
Un athlète retire l’huile de son bras avec un strigile. Cette copie romaine d’après Lysippe montre le nouveau canon, plus élancé — petite tête, longs membres — et une pose qui mord sur notre espace, invitant à tourner autour de la figure plutôt qu’à la regarder de face.
Incarne le canon lysippéen et la vision à 360°.
#34
Dieu-fleuve (l’Arno)
Un géant barbu est allongé, appuyé sur une urne d’où s’écoule une eau éternelle. De telles personnifications faisaient des fleuves des dieux — calmes, lourds, féconds — afin que Rome sculpte son paysage en mythe.
Personnification romaine classique d’une divinité fluviale.
#35
Hermès du Belvédère
Un jeune idéal se tient dans un contrapposto silencieux, un manteau sur un bras, l’autre tenant jadis le bâton d’Hermès. Longtemps appelé « Antinoüs du Belvédère », il devient un modèle d’étude de la grâce et des proportions.
Modèle d’étude durable de la forme idéale du jeune homme.
#36
Persée triomphant (avec la tête de Méduse)
Un héros au sang-froid se tient à l’aise, l’épée levée, brandissant la tête de Méduse. Le marbre poli de Canova ressuscite l’idéal classique — le calme après l’action — pour Rome, au moment où les galeries pontificales se reconstruisent après les pertes napoléoniennes.
Renaissance néoclassique de l’idéal antique.
#37
Statue d’un jaguar
Un grand félin de bronze, lisse, avance à pas feutrés, épaules ramassées et queue enroulée. Les artisans romains saisissent la pause tendue avant le bond — une puissance animale rendue par un modelé sobre, décisif, et une patine sombre, presque vivante.
Belle étude romaine, en bronze, du mouvement animal.
#38
Statue de Méléagre
Le chasseur se repose après la chasse au sanglier de Calydon. Manteau sur un bras, lance jadis en main, chien à ses côtés : une copie romaine d’un type grec célèbre qui fait de la tenue la preuve de l’héroïsme.
Copie romaine conservant un type héroïque grec célèbre.
#39
Ariane endormie
Une dormeuse drapée est étendue, un bras au-dessus de la tête et les chevilles croisées. Longtemps prise pour Cléopâtre, on la lit aujourd’hui comme Ariane abandonnée à Naxos — élégance hellénistique adoucie dans le marbre romain.
Chef-d’œuvre du type féminin couché.
#40
Le Torse du Belvédère (torse d’Hercule)
Un fragment puissant — des muscles vrillés comme des cordes sur un corps assis — devient une bible pour les artistes. Signé Apollonios, le Torse, par sa force et son énergie en spirale, façonne les corps de la Sixtine chez Michel-Ange.
Pierre de touche de l’anatomie de la Renaissance et du Baroque.
#41
Hercule doré (Hercule Mastai)
Un Hercule plus grand que nature resplendit d’or sous la coupole : peau de lion sur le bras, massue au repos, pommes en main. Rare bronze antique doré, il survit comme un chef-d’œuvre d’art impérial — la force polie jusqu’à devenir lumière.
Rare survivance d’un bronze romain doré.
#42
Antinoüs Braschi (statue d’Antinoüs en Dionysos)
Antinoüs, l’aimé d’Hadrien, apparaît en Dionysos : visage juvénile, couronne de lierre, manteau souple. Le portrait se mêle au dieu, le deuil à la beauté — la manière romaine de transformer la perte en culte et en marbre.
Grand type de portrait romain d’Antinoüs.
#43
Sarcophage en porphyre de sainte Hélène
La pierre pourpre des empereurs pour la mère de Constantin : un immense cercueil de porphyre sculpté de scènes de cavalerie. La matière romaine la plus dure et la plus rare change le rang et la mémoire en permanence.
Porphyre impérial au service d’une dynastie chrétienne.
#44
Sarcophage en porphyre de Constantina
La fille de Constantin reçoit un cercueil pourpre animé de pampres et de putti vendangeurs. Motif païen, sens chrétien : vin et vigne glissent vers l’Eucharistie, taillés dans la pierre impériale.
Réemploi paléochrétien d’une iconographie bachique.
#45
Char romain antique à deux chevaux (biga)
Un véhicule de course de l’Antiquité : une biga reconstituée à partir de pièces anciennes, dont l’avant du char, sculpté en relief, luit encore. L’ensemble évoque la vitesse du cirque et le défilé triomphal, au cœur d’une salle de musée.
Évoque la culture romaine du cirque et du triomphe.
#46
Statue d’un guerrier perse (prisonnier perse)
Un « Oriental » captif se tient debout, vêtu d’un costume exotique — bonnet phrygien, pantalon à motifs, lourd manteau. L’art romain figure souvent l’ennemi étranger pour signifier la victoire ; ici, l’humeur est retenue, l’anatomie idéalisée, le message sans équivoque : l’empire apprivoise le monde.
Image romaine classique de l’étranger vaincu.
#47
Naophore du Vatican (statue d’un prêtre portant un sanctuaire)
Dans une pierre sombre et polie, un prêtre avance un minuscule temple entre ses mains. Dans ce petit sanctuaire se tient un dieu : une maison portable pour le divin. Des hiéroglyphes nets sur le pilier dorsal portent une prière intemporelle.
Type naophore emblématique de la Basse Époque.
#48
Stèle d’Hatchepsout et de Thoutmôsis III
Un panneau de calcaire soigneusement ordonné enregistre noms royaux et louanges. Les cartouches d’Hatchepsout et de Thoutmôsis III y apparaissent côte à côte ; le texte invoque la faveur divine et la stabilité du pouvoir en hiéroglyphes nets, à faible relief.
Relie deux souverains majeurs de la XVIIIe dynastie.
#49
Linceul de momie peint de la « Dame du Vatican »
Sur un lin, le portrait du défunt montre une tenue à la romaine encadrée de symboles égyptiens — large collier, divinités, signes protecteurs. Ces linceuls peints unissent croyances locales et visage vivant pour l’éternité.
Fusion romano-égyptienne entre portrait et symboles funéraires.
#50
Sarcophage de Djedmout
Un cercueil anthropoïde en bois, peint de bandes d’hiéroglyphes et de divinités protectrices. Rouges, verts et bleus éclatants promettent la sûreté ; les textes murmurent des prières pour Djedmout à travers les dieux d’Égypte.
Bel exemple de la peinture de cercueil à la Troisième Période intermédiaire.
#51
Statue d’Osiris-Antinoüs
Une statue romaine réinvente Antinoüs — le compagnon divinisé d’Hadrien — en Osiris, dieu égyptien de la renaissance. Taillée dans un granit dur, à la rigidité momiforme, elle marie un visage juvénile romain à des attributs divins égyptiens pour dire renouveau, piété et portée impériale.
Exemple emblématique du culte d’Antinoüs, fusionnant portrait romain et religion égyptienne.
#52
Statue de la reine Touya
Le granite rend hommage à la reine Touya, mère de Ramsès II et épouse de Séthi Ier. La pierre, froide et durable, et la pose solennelle proclament l’endurance royale, tandis que perruque, robe ajustée et bandes inscrites énoncent des titres qui ancrent le pouvoir sous la 19e dynastie.
Image royale de la mère de Ramsès II, figure clé de la 19e dynastie.
#53
Groupe sculpté de Ptolémée II avec la reine Arsinoé II
Un duo en pierre dure montre Ptolémée II et sa sœur-épouse Arsinoé II en souverains égyptiens — frontaux, intemporels, liés au culte des temples. Les Grecs d’Égypte adoptent les formes pharaoniques pour légitimer leur pouvoir ; ici, le granite donne à la divinité et à la permanence un poids littéral.
Incarne le culte dynastique hellénistique dans un style de temple égyptien.
#54
Reliefs funéraires palmyréniens
Nés de la cité caravanière de Palmyre, ces bustes en calcaire scellaient les niches des tombes. Visages aux grands yeux, gestes codifiés et inscriptions araméennes commémorent marchands et familles, mêlant draperies gréco-romaines, bijoux proche-orientaux et voiles pour fixer l’identité à travers les générations.
Sources primaires pour les noms et la parenté à Palmyre grâce aux inscriptions araméennes.
#55
Lions de granite de Nectanébo Ier
Deux lions de granite, couchés, datant du règne de Nectanébo Ier, gardent l’entrée. Corps compacts, têtes en alerte : ils incarnent la protection royale ; des cartouches invoquaient jadis le pouvoir du temple. La pierre dure, tachetée, en fait à la fois sculpture et signe architectural.
Statues gardiennes du règne de Nectanébo Ier, souverain charnière de la Basse Époque.
#56
Grande fibule en or (tombe Regolini-Galassi)
Venue de la tombe Regolini–Galassi à Cerveteri, cette broche en or, presque longue comme un avant-bras, proclame un rang d’élite. Arc et plaque d’attache se couvrent de granules microscopiques et de lions en marche — un chef-d’œuvre de l’orfèvrerie étrusque orientalisante, fait pour flamboyer sur une tenue de cérémonie.
Chef-d’œuvre de l’orfèvrerie étrusque orientalisante, issu d’un contexte funéraire princier.
#57
Patère « phénico-chypriote »
Une coupe peu profonde, gravée, issue d’ateliers levantins/chypriotes prisés en Étrurie. Des bandes concentriques d’animaux, de lotus et de rosettes tournent autour d’un ombilic central. Utilisée pour verser vin ou huiles en rite, elle dessine les échanges méditerranéens du 6e siècle BCE.
Preuve nette d’échanges méditerranéens reliant Levant/Chypre et l’Étrurie.
#58
Ampoule Calabresi
Un petit flacon étrusque pour les huiles parfumées. Son corps arrondi et son col étroit sont habillés de bandes estampées ou peintes — rosettes, ondes, simples motifs animaux ou végétaux — transformant un contenant du quotidien en étendard portatif de style, d’échanges et d’habitudes rituelles.
Vase du quotidien révélant les usages étrusques du parfum et du rituel.
#59
Mars de Todi
Un guerrier étrusque presque grandeur nature s’immobilise, prêt à verser une libation. Fondu en bronze, cuirassé sur une tunique, il marie contrapposto grec et rituel italique. Une inscription dédie la figure au dieu — l’élégance martiale devenue offrande votive.
Chef-d’œuvre de la fonte étrusque en bronze, avec une pose d’inspiration grecque.
#60
Sarcophage peint à reliefs polychromes
Coffre funéraire d’Étrurie hellénistique : ses panneaux portent des scènes en bas-relief encore rehaussées de couleurs — banquets, processions, gardiens de l’au-delà. Rouges, noirs et tons crème animent les figures, faisant d’un sarcophage d’argile une promesse vive de rang et de passage protégé.
Montre la fusion étrusque du relief sculpté et de la peinture dans l’art funéraire.
#61
Urne cinéraire du Maître d’Œnomaos
Urne cinéraire de Volterra avec une scène mythologique vive sur la face. Attribuée au « Maître d’Œnomaos », main d’atelier reconnaissable à ses figures tendues et à ses drapés fluides, elle transforme une boîte à cendres familiale en théâtre — reliant le défunt à la mémoire héroïque et à la fierté civique.
Exemple clé de la sculpture d’urnes de Volterra attribuée au « Maître d’Œnomaos ».
#62
Monument funéraire avec Adonis mourant
Un petit autel montrant le mortel Adonis au moment de mourir, adapté du mythe grec pour une tombe étrusque. La scène relie la perte intime à une promesse cyclique de retour — beauté fauchée, mais gardée en mémoire — faisant du mythe un langage du deuil familial.
Mythe grec adapté à l’usage funéraire étrusque, reliant le deuil à l’idée de renouveau.
#63
Amphore attique à figures noires (signée par Exekias)
Chef-d’œuvre de la technique à figures noires par Exekias, le plus grand artiste de vases d’Athènes. Silhouettes noires lustrées, incisions au trait de rasoir, rehauts de rouge et de blanc : une scène narrative posée, signée pour proclamer l’auteur et la virtuosité du potier-peintre.
Référence majeure de la figure noire attique à son apogée, par Exekias.
#64
Kylix attique (coupe) de Douris (« Jason »)
Une coupe à figures rouges de Douris : dans le tondo, Jason affronte le serpent tandis qu’Athéna soutient le héros. Lignes en relief délicates, ombrages au vernis dilué, espaces parfaitement posés : un vase à boire devient scène, et le mythe se déroule dans la paume.
Œuvre de grande qualité signée par Douris, maître des coupes à figures rouges.
#65
Cratère à colonnettes corinthien tardif à colonnes
Large vase à mélanger du style corinthien à figures noires. Des bandes d’animaux au pas et de sphinx ceignent la panse, tandis que des rosettes ponctuent le fond. Les hautes anses en forme de colonnettes donnent son nom à la forme et font d’un vase de banquet un manifeste de décor de surface.
Style corinthien classique à frises d’animaux sur un grand vase de banquet.
#66
Hydrie attique à figures rouges (Peintre de Berlin)
Une jarre à eau du Peintre de Berlin, maître de la retenue élégante. Une figure unique, posée, se détache sur un noir lustré, tracée d’un contour fluide et de détails discrets. L’espace et le silence font tout — un calme classique déposé sur un vase de service.
Style signature « figure isolée sur fond noir » du Peintre de Berlin.
#67
Amphore attique (Peintre d’Achille)
Amphore du plein classicisme attribuée au Peintre d’Achille, célèbre pour ses figures solitaires et posées. Une silhouette silencieuse se détache sur le noir lustré, tracée au trait de relief, d’une finesse extrême. Drapés calmes et espace mesuré donnent à la scène un souffle retenu — l’élégance sévère d’Athènes sur un vase utilitaire.
Œuvre attribuée au Peintre d’Achille, grande main de l’Athènes du plein classicisme.
#68
Cratère en calice attique (Peintre de la Phiale de Boston)
Grand vase à mélanger du milieu du 5e siècle BCE, par le Peintre de la Phiale de Boston. Des figures aux contours souples se déploient sur la panse en forme de cloche ; le vernis dilué donne une profondeur discrète. Méandres et palmettes encadrent un récit net, conçu pour le symposium — mythe et culture du banquet réunis en un seul vase.
Attribution à une main distinguée du début classique : le Peintre de la Phiale de Boston.
#69
Statue d’Héraclès avec le nourrisson Télèphe
Copie romaine d’un groupe hellénistique : Héraclès porte dans ses bras son fils Télèphe, futur héros d’Asie Mineure. La peau de lion et la massue disent le père ; le bébé se tend vers lui, tendre contre un bras musclé. La douceur familiale rencontre la force héroïque — un mythe raconté en marbre.
Copie romaine d’un type hellénistique célèbre, unissant héroïsme et tendresse.
#70
Inscription d’Adraste
Une dalle romaine en marbre portant le nom d’Adraste et un bref texte. Capitales nettes, espacement soigné, points médians marquant les mots. Ce qui paraît simple est un document de langue, de métier et de Rome au quotidien, conservé dans la pierre.
Preuve épigraphique de première main pour les noms et formules romains.
#71
Inscription du Clivus Martis (inscription de travaux routiers)
Un relevé d’entretien de voirie pour le Clivus Martis. En capitales romaines bien rangées, il nomme les responsables des réparations et le tronçon achevé. Ces plaques faisaient de l’infrastructure une publicité : argent dépensé, distance fixée, autorité proclamée — la logistique de Rome gravée dans le marbre.
Preuve directe de l’administration romaine des routes et des travaux publics.
#72
Nouvelle Aile
Longue galerie du 19e siècle, baignée de lumière, qui expose des marbres romains dans un sobre néoclassicisme. Parcourez son axe pour rencontrer l’Auguste de Prima Porta, le Nil colossal et des rangées d’empereurs — un décor élégant qui transforme un couloir en parade de pouvoir et de portrait.
Vitrine néoclassique majeure du portrait romain et de l’imagerie d’État.
#73
Statue d’Athéna et Marsyas
D’après un bronze perdu de Myron, la scène saisit une fraction de seconde : Athéna se détourne des flûtes qu’elle a rejetées, tandis que le satyre Marsyas, surpris et avide, tend la main vers elles. Le calme divin rencontre la curiosité rustique — le mythe figé au moment où le choix devient destin.
Copie romaine du célèbre « Athéna et Marsyas » de Myron, jalon majeur de la sculpture du style sévère.
#74
Fragment de marbre du Parthénon
Un éclat de la grande sculpture du Parthénon : plis nets, contours fermes, rythme calme de l’époque de Périclès. Même fragmentaire, il porte l’équilibre et la clarté qui font du classicisme phidien une référence majeure du relief occidental.
Lien direct avec le classicisme phidien du 5e siècle BCE du Parthénon.
#75
Mosaïque de l’Asarotos Oikos (« Sol non balayé »)
Virtuose trompe-l’œil romain : le sol de salle à manger semble jonché d’os, de coquillages, d’épluchures et de miettes. Signée par le mosaïste Hérakleitos, elle transforme le désordre d’après-banquet en illusion spirituelle — et en démonstration de virtuosité.
Mosaïque romaine signée, reprenant le célèbre motif du « sol non balayé ».
#76
Statue d’un Niobide (Niobide Chiaramonti)
Version romaine du tragique groupe des Niobides : l’un des enfants de Niobé fuit les flèches invisibles d’Apollon et d’Artémis. Draperie volante, torse torsadé, regard levé : la terreur se resserre en mouvement, saisie juste avant l’effondrement.
Copie romaine du célèbre groupe des Niobides — châtiment mythique saisi en mouvement.
#77
Buste de Jules César
Joues creuses, cheveux clairsemés, regard tendu et pensif : ce buste de Jules César évite toute flatterie. Visage dépouillé et cou nerveux revendiquent le réalisme romain — la puissance exprimée par la volonté et l’intellect plutôt que par une beauté idéalisée.
Fixe la ressemblance canonique du dictateur romain le plus célèbre.
#78
Reliefs du Palazzo della Cancelleria
Grandes processions impériales, drapées de plis profonds et fluides : officiers, soldats et personnifications accompagnent l’empereur. Réemployés dans un palais de la Renaissance, ces panneaux conservent le spectacle flavien et la propagande d’un ordre souverain gravé dans la pierre.
Exemple majeur de propagande impériale flavienne en relief.
#79
Panneaux de relief du tombeau des Haterii
Panneaux funéraires saisissants pour la famille des Haterii — des bâtisseurs. On y voit grues, poulies et monuments qui s’élèvent, aux côtés de rites funéraires. C’est Rome, au travail et face à la mort, sur une même scène : métier comme fierté, mémoire comme récit.
Rare témoignage visuel de la technologie romaine du bâtiment en action.
#80
Mosaïque des Athlètes des thermes de Caracalla
Venue des immenses thermes de Caracalla à Rome, cette mosaïque de sol montre des athlètes saisis en plein affrontement — lutteurs, boxeurs, pancratiastes — nommés et équipés de gants, de strigiles et de couronnes. Les tesselles noires et blanches transforment muscles et mouvement en rythme graphique, célébrant le sport comme spectacle et comme vie civique impériale.
Document sur l’athlétisme romain et le spectacle de la culture thermale.
#81
Statuette du Bon Pasteur
Un jeune berger porte un agneau sur ses épaules, avançant doucement parmi des rochers. L’image réinvente un motif pastoral en symbole chrétien des origines — soin et salut — simple, proche, fait pour consoler les fidèles.
Image emblématique des débuts du christianisme, adaptée de types pastoraux romains.
#82
Sarcophage de Jonas
Un sarcophage paléochrétien sculpté du cycle de Jonas : le prophète jeté au monstre marin, recraché vivant, puis reposant sous la vigne. La suite transforme un récit hébraïque en promesse tranquille de résurrection pour celui qui y repose.
Cycle de Jonas classique — symbole paléochrétien majeur de la résurrection.
#83
Sarcophage de la Via Salaria
Un cercueil paléochrétien issu des nécropoles le long de la Via Salaria. Des frises mêlent orants paisibles, Bon Pasteur et scènes évangéliques compactes, transformant un mémorial romain en espérance figurée de salut et de communauté au-delà de la mort.
Iconographie paléochrétienne « de manuel » sur un cercueil familial romain.
#84
Sarcophage des Deux Frères
Des scènes bibliques défilent comme une « bande dessinée » de marbre — Jonas, Daniel, Pierre et Paul — encadrant deux hommes imberbes unis par le sang autant que par la foi.
Exemple majeur d’iconographie chrétienne de l’Antiquité tardive dans un format funéraire romain.
#85
Sarcophage dogmatique
Une leçon de théologie en marbre : le Christ, figure quasi paternelle, crée Adam ; la Trinité est suggérée par des signes, et des scènes de salut tissent la doctrine sur une seule façade.
Grand classique de l’Antiquité tardive : un « credo en images », résumé visuel de la doctrine chrétienne primitive.
#86
Sarcophage avec scènes de la Passion du Christ
Une frise de marbre raconte la Passion — de l’Arrestation à la Mise au tombeau — en scènes compactes et emblématiques, taillées pour l’espérance et la mémoire.
Cycle de la Passion clair, typique de l’Antiquité tardive, destiné à des sépultures chrétiennes d’élite.
#87
Sarcophage « avec arbres » (type Anastasis)
Des scènes séparées par de minces arbres culminent dans la Descente aux Limbes : Adam relevé, portes de l’Hadès renversées.
Rare façade de sarcophage plaçant l’Anastasis au centre dans un contexte chrétien latin.
#88
Face de sarcophage avec la Traditio Legis
Le Christ en trône remet un rouleau à Pierre, tandis que Paul se tient à ses côtés : la « remise de la Loi » — autorité et Évangile en un seul emblème.
Image canonique des premiers siècles chrétiens : le Christ déléguant l’autorité à Pierre.
#89
Face de sarcophage de type « Bethesda »
Le Christ commande, un grabat se soulève, et l’eau ondulante signale la piscine de Béthesda : la guérison sculptée comme un instant décisif.
Relief paléochrétien clair reliant miracle, miséricorde et espérance de résurrection.
#90
Sarcophage avec le Passage de la mer Rouge
Moïse écarte les eaux d’un bâton ; les soldats se débattent tandis que les vagues se referment. La délivrance devient une figure du baptême et de la renaissance.
Type vétérotestamentaire majeur du baptême et du salut chrétiens.
#91
Base de la colonne d’Antonin le Pieux
Un aigle emporte Antonin et Faustine vers les cieux tandis que des soldats tournent en parade rituelle — l’au-delà impérial et la cérémonie romaine, gravés dans la pierre.
Document majeur sur l’apothéose antonine et le rituel funéraire militaire.
#92
Poteaux funéraires pukumani (pieux funéraires tiwi)
De hauts poteaux à motifs, peints à l’ocre, marquent le lieu du repos et guident l’esprit — un art fait pour la cérémonie, le Country et la communauté.
Sculpture cérémonielle au cœur des pratiques funéraires tiwi et de la mémoire communautaire.
#93
Couronne de phénix d’une impératrice chinoise
Un treillis d’or, des phénix en plein vol, des milliers de perles — et la peau d’un bleu électrique, faite de plumes de martin-pêcheur : un soleil de cour à porter.
Chef-d’œuvre d’ornement de cour des Qing — filigrane d’or, montage de perles et incrustation de plumes de martin-pêcheur.
#94
Grand carrosse de gala « Berlin »
Une scène roulante de feuille d’or, de volutes sculptées et de velours — la cérémonie pontificale sur roues.
Pièce emblématique de la représentation pontificale — la mobilité cérémonielle avant l’ère automobile.
#95
Citroën Lictoria C6 (berline du pape Pie XI)
Une Citroën de 1930 profilée pour un pape : long empattement, arrière façon landau et armoiries pontificales — la cérémonie moderne sur quatre roues.
L’une des premières « papamobiles », signalant le passage des carrosses cérémoniels à l’automobile.
#96
Triptyque en ivoire (atelier de Constantinople)
Une église dans la paume : le Christ au centre, des saints sur des volets pliants, des nimbes poinçonnés comme des étoiles — fait pour s’ouvrir à la prière.
Bel ivoire médio-byzantin alliant style de cour et dévotion privée.
#97
Dessins de la collection Chigi
Feuilles d’atelier à la plume, à la craie et au lavis — têtes, mains et études de draperie, rapides, qui nourrissent les chefs-d’œuvre de l’époque de Raphaël.
Vue de première main sur le processus de conception de Raphaël à travers des études d’atelier.
#98
Médaillons en verre doré (verre à fond d’or)
Petits portraits et bénédictions gravés dans la feuille d’or, prisonniers entre deux couches de verre — des fonds de coupes devenus talismans de foi et de mémoire.
Rares survivances d’images privées chrétiennes/juives/romaines de l’Antiquité tardive.
#99
Trésor de la colline du Caelius (objets liturgiques paléochrétiens)
Un dépôt d’orfèvrerie des débuts de l’Église — calices, patènes, lampes — où des formes sobres portent les symboles nouveaux de la foi.
Ensemble rare et cohérent documentant la culture matérielle de la liturgie paléochrétienne à Rome.
#100
Les Noces Aldobrandines
Rare peinture murale romaine d’un mariage : mariée voilée, mains droites jointes, Hyménée au flambeau — amour, loi et rite dans une scène d’une calme élégance.
Œuvre-repère de la peinture domestique romaine et du goût augustéen.